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Défendons l’ADEME — Défendons la transition

L’agence est menacée. Il est temps de réagir.

Depuis le début de l’année 2025, un mouvement politique cherche à démanteler  l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie  (ADEME) [1]. Ce n’est plus une rumeur ou une posture rhétorique : c’est une réalité parlementaire documentée.

Ce qui s’est passé depuis 2024 :

Le 6 novembre 2025, dans le cadre du projet de loi de finances 2026, deux amendements ont été déposés par la droite parlementaire — le groupe dirigé par Laurent Wauquiez — proposant explicitement de « supprimer l’ADEME ». Avant cela, le Rassemblement national avait déposé en octobre 2024 une proposition de loi envisageant « à moyen terme, de réinternaliser, en administration centrale, les missions de l’ADEME et de supprimer cette agence ».

Plus récemment encore, dans le cadre de son projet de loi de décentralisation, le gouvernement envisagerait de fusionner les branches régionales de l’ADEME avec les services des préfectures régionales. Le 27 avril 2026, le groupe LR au Sénat a déposé une proposition de loi visant à « repenser l’agencification pour renforcer l’action publique », qui prévoit notamment de « recentrer » l’ADEME sur ses « missions économiques ».

Le vrai fonctionnement de l’ADEME :

Ses détracteurs parlent de « budget » et de « doublons ». La réalité est tout autre. L’ADEME gère 3,4 milliards d’euros de fonds publics, dont 92 % sont directement fléchés vers des projets de décarbonation d’entreprises et de réseaux de chaleur renouvelable. Ce n’est pas un budget de fonctionnement : c’est de l’argent qui va sur le terrain, dans les usines, dans les bâtiments, dans les territoires.

Le Fonds chaleur, principal outil de l’agence, a soutenu 1 350 installations en 2024 avec 820 millions d’euros intégralement engagés, et dispose d’une enveloppe de 800 millions d’euros pour 2025. Ce dispositif est reconnu comme l’un des plus efficaces et les moins coûteux pour décarboner notre mix énergétique.

L’ADEME dispose de 150 chercheurs et 500 ingénieurs, et son expertise a été largement saluée dans un rapport de l’Inspection générale des finances d’avril 2023, qui souligne que « l’agence est identifiée par tous les acteurs par son expertise et la technicité de ses équipes ».

Pourquoi ces attaques sont infondées :

L’argument des « doublons » avec les régions est régulièrement avancé. Il est factuellement inexact : selon les calculs de l’ADEME, seuls 8 % de ses dossiers au niveau national sont co-financés et instruits en parallèle par les régions.

Ce que nous risquons de perdre :

Supprimer ou vider de sa substance l’ADEME, c’est priver des milliers d’entreprises, de collectivités et de porteurs de projets de leur principal interlocuteur technique et financier pour la transition. C’est fragiliser les filières qui ont structuré leur activité autour de ces dispositifs.

Nous appelons à ne pas laisser faire, agissons ensemble

Ce kit est à votre disposition pour agir

Sources

Amendements parlementaires (sources officielles)

Proposition de loi sénatoriale LR (avril 2026)

Menace via le projet de loi de décentralisation

Données chiffrées et missions de l’ADEME


[1]https://www.ademe.fr/lagence/  


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