La question est simple : le mode dominant actuel de gouvernance dans les entreprises est-il de nature à permettre à ces dernières, au-delà de produire des biens et services en masse, de répondre aux défis majeurs de notre époque : aspiration démocratique, justice sociale, transition écologique ? A chacun de se faire son opinion et de répondre positivement ou pas à cette question. Ci-dessous, quelques éléments d’appréciations.
Le poids de l’entreprise : expression d’un modèle sociétal
Déjà un premier constat, le monde de l’entreprise est très, très divers. Quel point commun entre un autoentrepreneur[i] et une firme multinationale avec des dizaines voire des centaines de milliers de salariés[ii]. Le poids de dirigeants des grandes entreprises est aussi différent selon les modèles sociétaux historiques. En Russie et en Chine, les dirigeants politiques dominent encore semble-t-il les dirigeants économiques ; régulièrement dans l’un et l’autre pays des dirigeants d’entreprises sont arrêtés voire disparaissent et les stratégies d’entreprises sont souvent dépendantes des impératifs fixés par le pouvoir politique – voir à ce sujet, les modalités de déploiement du numérique dans ces pays. En Occident, les rapports sont inversés, la volonté des firmes multinationales influence, conditionne très fortement les décisions politiques[iii], quand ce ne sont pas des dirigeants de ces groupes qui finissent par eux-mêmes exercer, en outre, le pouvoir politique : Trump en est un exemple caricatural aux Etats-Unis.
Les Lumières du XVIIIe et l’entreprise
A la fin du XVIIIe siècle, l’activité industrielle était très embryonnaire. La Révolution française fut essentiellement rurale mais avec quelle force ! De multiples châteaux pillés voire brûlés, des seigneurs assassinés, les privilèges de la noblesse abolis donc la fin des droits féodaux, les biens nationaux et communaux dont des terres – mis en vente mais surtout l’affirmation du « droit de propriété » dès l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. La France est couverte dès lors de multiples entreprises agricoles familiales, indépendantes et souvent en quasi-autosuffisance, en autarcie.
L’industrie émerge à partir de l’artisanat, du travail à domicile, de quelles manufactures royales, dérogatoires au régime des métiers et des corporations[iv], issues notamment des initiatives de Colbert et Louis XIV[v]. Parmi les grandes entreprises de l’époque figuraient aussi les Compagnies maritimes coloniales[vi] disposant d’un monopole royal d’importation (sucre, café, épices) et de la traite négrière du commerce triangulaire.
A la fin du XVIIIe siècle, la France ne comprenait qu’environ 1million / 1,5 million travailleurs subordonnés ; on ne parlait pas encore de salariés.
La Révolution industrielle et son cadre juridique
Elle fut d’abord technologique mais aussi politique et juridique. Son début est traditionnellement daté de 1815 en France portée par de nouvelles technologies en particulier dans le textile et la sidérurgie alimentés par le premier déploiement des énergies fossiles à travers le charbon et son extraction minière.
Sur le plan juridique, le code civil de Napoléon édité en 1804 formalise une étape initiale majeure dans les rapports sociaux et de production à travers deux types d’articles.
Tout d’abord, l’article 1710 « le louage de service et d’ouvrage » où l’on retrouve les prémices du contrat de travail, article « par lequel l’une des parties au contrat s’engage à faire quelque chose pour l’autre, moyennant un prix convenu entre elles ». Même s’il n’est toujours pas codifié dans le code du travail, le contrat de travail est traditionnellement défini comme « une convention par laquelle une personne (le salarié) s’engage à travailler pour le compte et sous la direction d’une autre personne (l’employeur), en échange d’une rémunération » ; la jurisprudence en identifie 3 caractéristiques intrinsèques à ce contrat :
- Une prestation de travail fournie par un salarié, homme libre de contracter ou pas, suite à un besoin identifié et formulé par un employeur
- Une rémunération proposée et versée par l’employeur en contrepartie de la prestation réalisée par le salarié
- Un lien de subordination permettant à l’employeur de donner des ordres au salarié, de contrôler l’exécution de son travail et de le sanctionner éventuellement
Ce rapport de subordination constitue un élément majeur de l’entreprise capitaliste. Le contrat de travail est discuté entre personnes libres mais il met dès sa première exécution, l’une des parties, le salarié, en situation de perte de sa liberté, de soumission à l’autorité de l’autre partie, l’employeur. Les paysans et les artisans libres, indépendants d’après la Révolution française qui vont massivement rejoindre les cohortes des salariés des entreprises capitalistes au XIXe et XXe perdent pendant leur temps de travail à la fois leur liberté et leurs relations égalitaires aux autres mais aussi bien souvent ils se retrouvent avec des conditions de travail dégradées, très difficiles – pensons au pénible travail dans les mines – avec la pression de toute une hiérarchie de plus ou moins « petits » ou « grands » chefs qui poussent à la course à la production, à la rentabilité quitte à entraîner des accidents du travail invalidants ou mortels.
Mais paradoxe de notre époque :
- Certains travailleurs préfèrent au nom de leur liberté ou se retrouvent contraints d’accepter un contrat de type commercial comme celui d’auto-entrepreneur
- Et certains chefs d’entreprise préfèrent dorénavant la souplesse brutale d’un contrat commercial avec un auto-entrepreneur plutôt qu’employer un travailleur sous le régime devenu assez protecteur du salarié en CDI suite aux luttes et négociations syndicales.
Cette « uberisation » du travail quoiqu’il en soit, se fait la plupart du temps au détriment du travailleur, du prestataire car sauf dans les métiers en tension, le pouvoir appartient de fait à l’entrepreneur commanditaire.
Une autre série d’articles (art. 1832, 1833, 1835) du Code civil est fondamentale. Citons tout particulièrement l’article 1832 dans sa version originale : « la société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent de mettre en commun dans la vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter ». Nous avons là, la pure expression du capitalisme. Quel est le but d’une entreprise sous la forme de société : faire du bénéfice. Quel est le but d’un boulanger ? Ce n’est pas faire du pain pour nourrir la population autour de lui, non c’est de se faire de l’argent. Le pain vendu ne devient que le moyen de s’enrichir… L’article 1833 est lui aussi extraordinaire : « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés »[vii]. Une entreprise sous forme de société est constituée dans l’intérêt des associés, les travailleurs salariés sont absents de la société. Il y a ainsi une différence fondamentale entre la « société » qui n’est l’instrument des associés et une « entreprise » qui comprend, certes la société des associés mais aussi l’ensemble des travailleurs.
Le tableau juridique de la « société » est complété en 1867 avec la création de la « société anonyme » (SA) qui regroupe tous les apporteurs de capitaux, les actionnaires ; ces derniers se réunissent démocratiquement en assemblée générale annuellement pour approuver le rapport d’activité et les comptes annuels et décident du montant du dividende à distribuer. Lors de cette assemblée, ils élisent tout aussi démocratiquement leur représentant au Conseil d’administration qui lui-même désignera le Président et son bureau. Un système donc très démocratique mais dans lequel, d’une part, le pouvoir n’est pas réparti selon le principe « un homme, une voix » mais selon le montant apporté en capital par chacun et, d’autre part, les travailleurs salariés qui fabriquent, commercialisent, gèrent l’entreprise, bref tous ceux qui apportent leur travail ne sont pas intégrés dans la société, pas impliqués dans les décisions stratégiques qui les concernent tout de même un peu. D’autres formes de sociétés existent comme les vieilles sociétés en commandite qui visent justement à dissocier pouvoir et apport en capital. D’autres plus récentes comme la SARL (1925) ou la SAS (1994) sont certes plus souples dans leur fonctionnement mais encore moins démocratiques car dirigées par un seul homme… non élu ! Toutes ces structures juridiques ont des nuances et évoluent à la marge avec le temps qui passe.
Pour information, en France aujourd’hui, il y a environ : 32.000 SA, 1,6 million SAS, 1,5 million SARL, 1,8 million micro-entrepreneurs, 1,2 million entrepreneurs individuels classiques.
Savoir combien il y aurait des salariés par type de formes juridiques est quasi impossible. Par contre, la répartition des salariés par la taille des entreprises du secteur marchand non agricole et non financier est bien connu sachant que les « sociétés » et notamment les SA concernent les grandes entreprises : Micro-entreprises : 2,6 millions, PME : 4,3 millions, ETI : 3,7 millions, GE[viii] : 4,2 millions sur un total de 14,8 millions de salariés.
L’Etat de droit et l’univers financier
Dans un Etat de droit, la directive, la loi, le décret, l’arrêté contribuent à organiser – bien ou mal – l’activité économique et, de fait, la réglementation ne cesse d’augmenter. Pour autant, les dirigeants d’entreprise notamment des grandes entreprises ne cessent quant à eux de réclamer le moins d’entrave possible à leur activité économique. Un SMIC ? Si vraiment il le faut mais une limitation des rémunérations les plus élevées, il n’en est pas question ! Limiter, encadrer la concurrence avec sa violence mortelle qui va jusqu’à la cessation des paiements et la liquidation d’entreprises, il n’en est pas question. Vive la loi du marché pure et dure, la concurrence libre et non faussée… jusqu’au Graal : le monopole. Vive la destruction créatrice !
Ainsi, le monde économique dans sa version capitaliste se présente tel « Jekyll and Hyde », la face du droit, de l’ordre d’un côté et, de l’autre les forces brutales de la confrontation mortelle à coup d’innovations techniques, certes, mais aussi de salariés et ressources naturelles exploités au maximum et jetables lorsqu’ils ne sont plus utiles. Un simple petit exemple dans le monde agricole. Est-il logique, légitime d’interdire dans la production agricole l’utilisation de produits chimiques (intrants pesticides) dangereux pour la santé humaine ? Oui a priori. Mais est-il logique de permettre simultanément l’importation de produits ayant été traités avec ces pesticides interdits à la production en France ou Europe ? C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui et qui révolte légitimement le monde agricole.
Il y a d’un côté, le monde légal qui tend à réguler la vie économique et, de l’autre, le monde hors la loi de la confrontation brutale, sans règles, dans lequel l’enrichissement financier maximum est l’objectif pour être sûr de ne pas mourir ou simplement par habitude, par cupidité à l’état pure.
Mais quelle est la question ?
En fait, à ce stade la question est toujours la suivante : qui est capable de répondre aux défis de notre époque ? Quels défis ? Est-il normal que la pauvreté persiste, que les inégalités croissent alors que la richesse matérielle mondiale produite ne cesse d’augmenter ? Est-il normal que le réchauffement climatique, la destruction des espèces, la pollution ne cessent d’augmenter mettant en risque notre capacité d’habiter la terre, et cela malgré les alertes de la communauté scientifique mondiale et les manifestations de plus en plus fréquentes et violentes des déséquilibres naturels ? Qui est responsable de ces états de fait ? Les modalités de notre activité économique. Qui peut inverser ces tendances ? Là est la question.
Première solution : miser sur les dirigeants actuels
Qui pourrait enclencher une inversion efficace des process en cours avec pour objectif la justice sociale et la transition écologique ? Peut-on compter sur les patrons du MEDEF, de l’AFEP[ix], de la FNSEA, de BusinessEurope[x], sur ceux qui se réunissent à Davos chaque année ? Cela paraît difficile, ce sont eux qui dirigent l’économie française depuis la fin de la seconde guerre mondiale, eux qui font un lobbying omniprésent auprès de la puissance publique, des politiques pour freiner les avancées sociales et écologiques.
Peut-on compter sur les acteurs politiques ? Pas tous en tout cas car beaucoup ne sont pas disposés à s’opposer aux dirigeants des firmes multinationales (FNM), admiratifs qu’ils sont des success stories de ces créateurs de valeurs, trop sensibles qu’ils sont au chantage à l’emploi que ces FNM utilisent couramment en menaçant de s’expatrier ou de délocaliser.
Car la réalité est là sévère. Ce sont eux, dirigeants d’entreprise et leurs relais politiques qui démantèlent jour après jour le « Green Deal » ; qui, au nom de la compétitivité des entreprises européennes avec la directive Omnibus I[xi], dérégulent sous couvert de « choc de simplification », au détriment des droits humains et de l’environnement ; qui poussent à voter les lois Duplomb. Ils sont englués dans leur idéologie libérale, dans leur cupidité sans borne, dans leurs perspectives dynastiques à la Dallas[xii] !
Ainsi, la situation actuelle ressemble à s’y méprendre à la « réaction nobiliaire » de 1787/88 qui alimenta les motifs de la crise politique de 1789.
Donc a priori, difficile de s’appuyer sur ces dirigeants pour avancer vers plus de justice sociale et la transition écologique.
Deuxième solution : miser sur la frange progressiste des dirigeants actuels
Ceci dit tous les dirigeants ne sont pas à mettre dans le même sac ! En effet certains rassemblés dans le Mouvement Impact France ou au Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) ou encore à la Confédération Paysanne avancent des idées nettement plus progressistes comme, par exemple, que la compétitivité des entreprises repose à long terme sur la transition écologique et un meilleur partage de la valeur. Ils lancent des expériences de management[xiii], ils poussent les entreprises à mesurer leur empreinte écologique et sociale grâce à l’outil « Impact Score » … Ces dirigeants du monde économique se trouvent en résonnance avec certaines sensibilités et courants politiques. Ils ont pu à certains moments influencer concrètement avec succès la politique européenne ou française. Le vote du Green Deal (2019/2014) en témoigne au niveau européen, de même la loi antigaspillage pour une économie circulaire (2020) à l’échelle nationale.
Ce courant peine néanmoins à définir une voie clairement alternative à l’économie productiviste destructrice actuelle et à peser sur la durée face au pouvoir des conservateurs. Telle est la réalité.
Troisième solution : miser sur le citoyen-producteur-consommateur
Dès lors la solution ne serait-elle pas dans la mobilisation et l’intervention directe des citoyens-producteurs-consommateurs au cœur du système décisionnel du mode économique actuel : leur prise de pouvoir au sein même des firmes multinationales, des « institutions » financières tel BlackRock[xiv] ou tels fonds souverains. Cela n’a rien d’évident mais y-a-t-il d’autres solutions que « le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple » ou comme le disait Churchill : « la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres[xv] ».
Même si les « gens » sont aujourd’hui éduqués, instruits, il y a un préalable, une condition : la désaliénation du citoyen vis-à-vis de l’idéologie libérale, du discours publicitaire, des réseaux sociaux aux messages si nombrilistes et médiocres, de la fabrique du mensonge et des influenceurs en tout genre de telle sorte que le citoyen s’appuie davantage sur la raison et veuille s’impliquer personnellement dans l’exercice du pouvoir notamment dans les entreprises.
Pour l’instant, il est vrai que les opinions publiques en Occident, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Afrique[xvi] semblent plus faire confiance aux régimes autoritaires qu’à leur propre mobilisation citoyenne mais soyons partout vigilants prêts à saisir toute opportunité.
Pourtant des contremodèles au management par les financiers, les apporteurs de capitaux existent déjà dans l’économie social et solidaire (ESS) avec les mutuelles, les coopératives, les associations, les fondations… L’ESS représente tout de même en France 10 % du PIB, compte environ 200 000 entreprises et structures intégrant 2,38 millions de salariés (14 % des emplois privés).
En Allemagne existe un système de cogestion, un système hybride améliorable.
Mais en outre, toute une littérature scientifique et politique existe déjà sur les formes démocratiques de fonctionnement des entreprises[xvii], sur la « codétermination ». On se reportera en particulier aux travaux de la sociologue Isabelle Ferreras sur le bicamérisme[xviii] et à son rapport « Deux promesses à celles et ceux qui travaillent : voix et propriété » qu’elle a présenté à la demande du gouvernement espagnol en février 2026[xix]. Intéressantes aussi toutes les réflexions sur l’ESG (Environnement, Social et Gouvernance) ou sur l’implication de toutes les parties-prenantes -internes et externes- dans les décisions des entreprises grâce notamment à des systèmes de collèges.
Dans ce processus de démocratisation, les syndicats ouvriers ont un rôle clé à assumer. D’ailleurs, les CSE en France et les Comités d’entreprises européens peuvent être considérés comme des formes embryonnaires de cette démocratisation souhaitable.
Les pistes sur la démocratisation des entreprises ne manquent pas et la mise en place de ce processus dans les entreprises paraît nécessaire non seulement en France ou en Occident mais aussi dans les pays totalitaires (Chine, Russie…). Car cette démocratisation semble bien devenue une condition nécessaire pour répondre à l’urgence sociale et écologique. L’heure est à l’entreprise citoyenne ! Et même si dans l’immédiat, bien des citoyens paraissent encore donner la préférence aux régimes autoritaires, la déconvenue de ces derniers viendra et, quoiqu’il en soit, dès maintenant, mobilisons-nous pour éviter le pire et préparer l’avenir.
Le 10 08 2026
Philippe Marguerit
[i][i] Il y a 3,2 millions d’auto-entrepreneurs en France avec 760.000 créations annuelles
[ii] En 2020, 4 entreprises privées dépassaient 100.000 salariés : TotalEnergies 196 M, BNP Paribas 146 M, EDF 128 M, Société Générale 110 M. Le groupe la Poste emploie 232 M salariés.
[iii] Voir l’interventionnisme de Bolloré, Stérin, Arnault respectivement 13e, 74e et 1ères fortunes de France selon le classement Challenge 2026
[iv] Régime des corporations aboli en 1791 avec la loi Chapelier en particulier
[v] Les Manufactures Royales des Gobelins (tapisserie), de Sèvres (céramique), de Rouen (faïencerie), d’Abbeville (draps de luxe), de Charleville (armes à feu), d’Aubusson (tapis, tapisserie) …
[vi] La Compagnie française des Indes orientales, la Compagnie de Saint-Domingue, la Compagnie d’Occident, ou la Compagnie du Sénégal.
[vii] La loi Pacte de 2019 a atténué la brutalité de ces articles sans les remettre en cause instillant beaucoup d’ambiguïté et pour quelle efficacité ?
[viii] PME : petite et moyenne entreprise, ETI : entreprise de taille intermédiaire, GE : grande entreprise
[ix] AFEP : association française des entreprises privées qui regroupe les dirigeants des grandes entreprises françaises et du CAC en particulier. Elle fait du lobbying auprès des pouvoirs publics pour faire adopter leurs propositions et s’opposer aux projets qu’ils ne souhaitent pas voir aboutir.
[x] BusinessEurope : ex UNICE, confédération européenne créée en 1958 regroupant 42 associations patronales dont le Medef spécialisée dans le lobbying pour la défense des employeurs du secteur privé.
[xi] Voir le détricotage du devoir de vigilance (CS3D) et du rapport de durabilité (CSRD/VSME)
[xii] A l’instar du groupe Bernard Arnault, de nombreuses grandes entreprises françaises sont dirigées par des personnes en fin de vie ; leur succession familiale est très risquée pour l’économie française. Ainsi, 9000 milliards sont à transférer d’ici 2040 en France soit l’équivalent de 3 fois le PIB de la France !
[xiii] Comme le concept des « entreprises libérées »
[xiv] BlackRock gestionnaire américain d’actifs depuis 1988, plus puissant que beaucoup d’Etats, gérant 12.000 milliards d’actifs financiers, implanté dans 38 pays dont la France.
[xv] « Le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple » citation d’Abraham Lincoln en 1863 ; « la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres » déclaration de Winston Churchill en 1947.
[xvi] En Amérique du Sud : voir les résultats des dernières élections Argentine, Chili, Pérou, Colombie et, en Afrique, les coups de forces dans certains Etats avec le soutien de la Chine et de la Russie
[xvii] Voir le « rapport pour un nouvel esprit d’entreprise » de la Fondation Jean Jaurès, 2026 ou aussi la proposition de loi N°2158 déposée le 02 12 2025
[xviii] Isabelle Ferreras « démocratiser l’entreprise par le bicamérisme économique » in Revue l’Economie politique N°99, 2023 ou « hé, patron » BD collective, éd. Seuil 2023
[xix] Rapport disponible en français sur internet : https://reportondemocracyatwork.org/fr/le-rapport-du-comite/